Dans une Europe inflammable, la riposte politique au terrorisme

Un des axes principaux de sa stratégie, a-t-il expliqué dans ce discours, est de construire un “islam des Lumières” en France — incorporant ainsi l’islam dans un mouvement emblématique de l’histoire culturelle française, une période dominée par des penseurs comme Voltaire et Diderot.

Après le meurtre de M. Paty, la cheffe de file de l’extrême-droite française, Marine Le Pen, a affirmé que “l’islamisme est une idéologie belliqueuse dont le moyen de conquête est le terrorisme”. Le même jour, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonçait plusieurs opérations de police contre “un ennemi de l’intérieur, insidieux et extrêmement bien organisé”.

“Le mal, je l’ai nommé. Les actions, nous les avons décidées, nous les avons durcies, nous les mènerons jusqu’au bout”, a dit M. Macron deux jours plus tard, dans un discours national en hommage à M. Paty.

Dans ce contexte, la retenue affichée par M. Kurz, qui reprenait, il n’y a pas si longtemps peu, le messages anti-immigrants de l’extrême droite, n’est pas passée inaperçue.

“Il a résisté à la tentation populiste”, analyse Peter Neumann, directeur du Centre international d’étude de la radicalisation et de la violence politique au King’s College de Londres. “Cela aurait été facile et cela l’aurait rendu populaire auprès de ses électeurs de faire un discours plus binaire, un discours qui adopte une ligne dure à l’égard les musulmans et dit que l’islam doit changer.”

“Il aurait pu tenir un discours Macron, mais il ne l’a pas fait”, ajoute M. Neumann.

Pendant ce temps, M. Macron a continué de défendre farouchement les caricatures du prophète Mahomet, parues pour la première fois dans Charlie Hebdo, au nom de la protection de “nos libertés”.


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